Pas d'ennemis à droite !

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Cosmopolitisme et République : Super classe cosmopolite contre Classe du peuple

Les Soros, les Attali et Cie opèrent dans l'ombre ou parfois en plein jour, leur but ? Un cosmopolitisme effréné signant le naufrage des nations.

Le cosmopolitisme qui est en fait un communautarisme, or la République ne reconnaît ou n'est pas censé reconnaître les communautés comme le précise la constitution :
ARTICLE PREMIER. : La France est une République indivisible
car reconnaître les communautés c'est diviser la France en autant de communauté, en autant de divergence et un État métissé et morcelé est l’antithèse d'un État fort car un État fort ne serait être qu'uni et cohérent.

Contre le projet de destruction des Nations, il n'y a que droite qui vaille !

Fait Maison

Zemmour & Naulleau - Emission du 14 Mars 2018

14 mars 2018
Paris première

Zemmour & Naulleau - Emission du 7 Mars 2018

7 mars 2018
Paris première

"l'ENA des candidats moutonniers, incapables de penser par eux-mêmes"

Le 02 mars 2018

Le jury de l'ENA décrit des candidats moutonniers, incapables de penser par eux-mêmes


Dans son rapport sur le concours d'entrée 2017, la prestigieuse ENA, école des haut fonctionnaires régulièrement critiquée pour perpétuer une forme de pensée unique, s'inquiète de manière particulièrement appuyée de l'incapacité des aspirants énarques à produire une réflexion originale, voire à penser par eux-même…


En 1967, Jean-Pierre Chevènement pointait dans un essai offensif les membres de "l'énarchie" comme des "mandarins de la société bourgeoise". Un-demis siècle plus tard, sans aller jusque-là, l'Ecole nationale d'administration - la fameuse ENA - se préoccupe enfin de la question du conformisme de ses étudiants. Ses craintes transpirent du rapport publié par l'école faisant le bilan de son concours d'entrée 2017.

Coordonné par la préfète Michèle Kirry, le jury y dresse sans langue de bois un bilan des épreuves écrites et orales sur lesquelles ont planché les 1.368 candidats aux différents concours d’entrée à l'ENA. Et le bilan n'est pas rose, malgré le haut degré d'exigence requis pour intégrer l'institution qui donne accès aux postes les plus prestigieux de la haute fonction publique.


Uniformité et références hors-sol


Concernant l'épreuve de droit, le jury pointe ainsi "une certaine unicité de vues entre les candidats", et même une "frilosité" qui empêcherait les aspirants énarques de "proposer une réflexion, une vision personnelle du sujet". Les correcteurs relèvent l'uniformité des candidats, qui préparent quasiment tous les concours dans les mêmes établissements, utilisent les mêmes références… et régurgitent donc les mêmes connaissances lors des épreuves. En clair : des clones ânonnant une pensée unique. "D’une manière générale et très regrettable, les candidats ont fortement tendance à construire leur devoir à partir de fiches toutes préparées par thèmes", regrette le jury, qui se désespère de "traquer l'originalité comme une denrée rare", alors que les candidats ambitionnent de devenir l'élite administrative de la nation.


Parfois, les correcteurs s'amusent même du caractère monochrome des copies : ils croient parfois trouver une référence sortant du lot… "jusqu'au moment où elle apparaît dans les mêmes termes sous la plume de plusieurs candidats, trahissant la fiche de lecture". Lors de l'épreuve de questions européennes, pas moins de cinq individus ont ainsi utilisé l'interrogation de Henry Kissinger : "L'Europe, quel numéro de téléphone ?". Sauf que plusieurs se sont montrés "ensuite incapables d'expliquer et de justifier leur affirmation" !


Peut-être craintifs à l'idée de froisser le jury d'une école déjà réputée pour son conformisme, les candidats à l'ENA ont également été très prudents à l'heure de donner leur avis sur les sujets pourtant éminemment politiques qui leur ont été soumis. Jusqu'à totalement escamoter l'actualité lors de l'épreuve de questions contemporaines, qui portait pourtant sur un sujet tout chaud : la confiance envers les pouvoirs publics. Il en ressort l'impression que "le candidat [imagine] la copie idéale comme un texte éthéré, où n'apparaîtraient surtout pas les sujets délicats", poursuit la préfète, qui parle "d'autocensure".


CICE, Europe, voies sur berge... ils pensent tous pareil


Cela ne surprendra peut-être pas mais les candidats ont également fortement rechigné à critiquer le crédit d'impôt en faveur des entreprises mis en place par François Hollande… "Il est tout à fait possible de penser et d'écrire [...] que le bilan du CICE est très en deçà des ambitions d'origine ou même que l'accorder à toutes les entreprises sans s'assurer de son utilisation a été une erreur", se voient obligés d'insister les membres du jury ! Même tendance à l'uniformité au moment de traiter l'Union européenne, considérée par les candidats "comme un ordre établi qui ne pourrait être différent". Lors de l'oral consacré à des questions d'actualité, "la fermeture des voies sur berge a quasi systématiquement donné lieu à une réponse d'adhésion totale, sans prise en compte des inconvénients possibles", regrettent encore les examinateurs. Pas de quoi modifier l'image d'une technocratie hors-sol…


...

Marianne

Le sophisme de Karl Marx, par Yves Guyot (1901)

1901

Dans cet article du Journal des économistes, daté d’août 1901, Yves Guyot examine l’œuvre économique de Karl Marx dans le but d’y traquer ses errements, ses sophismes. Après avoir examiné les grands principes du Capital — la valeur-travail, la plus-value, la concentration capitaliste —, il conclut que le socialisme marxiste, soi-disant scientifique, n’est qu’un amas de théories vagues ou invalides, toutes contraires aux faits.


LE SOPHISME DE KARL MARX

SOMMAIRE. I. La méthode de Karl Marx. — II. La théorie de la valeur. — III. La valeur du travail et sa plus-value. — IV. Le capital, profit net et plus-value. — V. Résistance des industriels au bénéfice marxiste. — VI. La destruction de la plus-value par l’outillage. — VII. Le minimum de travail. — VIII. La dichotomie sociale. — IX. L’absorption des marxistes par la société capitaliste. — X. Socialisme scientifique et révolutionnaire. — XI. Le marxiste opportuniste. — XII. Aveux de marxistes. — XIII. Impuissance du marxisme.

I. LA MÉTHODE DE KARL MARX

Je prends le mot sophisme dans le sens où l’emploie Bentham : « Le sophisme est un argument faux revêtu d’une forme plus ou moins captieuse. Il y entre toujours quelque idée de subtilité, quoiqu’il n’implique pas nécessairement celle de mauvaise foi. Le sophisme est mis en œuvre pour influer sur la persuasion d’autrui et pour en tirer quelque résultat. L’erreur est l’état d’une personne qui entretient une opinion fausse : le sophisme est un instrument d’erreur[1]. »

L’influence de Karl Marx, comme de tous les prophètes, résulte moins de ce qu’il a dit que de ce qu’il promettait de dire. Si on se permettait quelques objections au premier volume du Capital paru en 1867, les disciples fidèles faisaient acte de foi au second volume qui ne devait paraître qu’en 1885, deux ans après la mort de Karl Marx. Et si on osait encore contester quelques aperçus de Karl Marx, ils vous renvoyaient au troisième qui n’a paru qu’en 1895. Ces deux volumes ont été publiés par les soins d’Engels qui reconnait que, surtout pour le troisième volume, il ne disposait que d’une ébauche très incomplète. Alors, se pose une question : si Karl Marx avait une idée aussi nette qu’il le prétendait, pourquoi donc cette lenteur dans l’élaboration de cette exposition ? Il a entendu réduire toute la science économique, historique, sociale à une formule. Pourquoi donc tant d’efforts pour la dégager ? Lorsqu’on lit ces trois gros volumes, on y trouve non seulement du fatras, mais quantité de compilations extraites surtout des Reports on commercial distress (1847-1848) et des Reports on Bank acts de 1857-1858. Il en résulte donc que la documentation de Karl Marx remonte à plus de cinquante-trois et à plus de quarante-trois ans. Ces trois volumes ont été traduits en français ; le premier sur la seconde édition allemande a été revu et complété par Karl Marx et a paru à Paris en 1875 chez Maurice Lachâtre. Les deux autres volumes ont été traduits à l’Institut des sciences sociales de Bruxelles et ont paru en 1900 et 1901 chez Giard et Brière. Nous connaissons donc l’œuvre définitive de Karl Marx et d’Engels.

Dans ses préfaces, Engels célèbre Karl Marx comme le grand révélateur du socialisme scientifique. Il déclare qu’il a tout expliqué. Il rabroue d’importance Rodbertus et les autres économistes ou socialistes que des profanes ont osé présenter comme des prédécesseurs de Karl Marx. « De même que Lavoisier se dresse devant Prietsley et Scheele, ainsi Marx se présente devant ses précurseurs de la théorie de la plus-value » Rodbertus n’a mis la main que sur un lieu commun. Karl Marx seul a donné « la clef de toute la production capitaliste ». Karl Marx se montre très âpre pour la propriété de ses idées. Dans sa préface du Capital, il dit que « Lassalle, tout en évitant d’en indiquer la source, a emprunté à ses écrits, presque mot pour mot, toutes les propositions théoriques générales de ses travaux économiques. »

Il a partout le pédantisme intransigeant du personnage qu’on désignait jadis sous le nom de cuistre.

En fait de méthode, il a toujours conservé les procédés de l’hégélianisme dont il se reconnaissait lui-même coupable d’avoir infesté Proudhon. Il ne tient compte des faits que pour les encadrer dans sa démonstration et cette démonstration n’est qu’un exercice de dialectique. Un de ses disciples les plus fervents, M. Kautsky, s’est écrié avec effroi : « Que reste-t-il de la doctrine marxiste, si on lui prend la dialectique ?[2] ».

Karl Marx en couvrait la pauvreté de railleries et d’injures à l’égard de ses adversaires et de métaphores voyantes et fausses, destinées à faire impression sur les foules qui ne saisissaient pas la démonstration, mais retenaient l’image. Ses boniments et ceux de Proudhon sont de même famille : seulement tandis que Proudhon les a prodigués sur les sujets les plus divers, Karl Marx s’en est tenu à une seule idée et on peut dire à une seule métaphore : « Le capital est du travail mort qui, semblable au vampire, ne s’anime qu’en suçant du travail vivant, et sa vie est d’autant plus allègre qu’il en pompe davantage. » Il la répète sur tous les tons et elle incarne tout le marxisme des réunions publiques.

Il faut rendre cette justice à Karl Marx qu’il a essayé de donner une ossature à cette figure macabre. Il a voulu l’appuyer sur une théorie de la valeur d’où il a déduit son hypothèse du surtravail.

II. LA THÉORIE DE LA VALEUR.

Sa théorie de la valeur n’est point fondée sur les faits ; elle est empruntée à Ricardo. Celui-ci, critiquant la définition de la valeur d’Adam Smith, dit en parlant de l’utilité : « Ce n’est pas elle qui est la mesure de la valeur échangeable, quoiqu’elle lui soit essentielle. La valeur d’une marchandise dépend de la quantité de travail nécessaire pour la produire[3]. » Cette affirmation confond l’effort et l’utilité, le travail et son résultat. Le consommateur ne connaît jamais l’effort accompli par le producteur. Cet effort lui est indifférent. Il achète selon ses convenances et son pouvoir d’achat. C’est l’offre et la demande qui détermine la valeur qui n’est que l’expression du rapport de l’utilité possédée par un individu au besoin d’un autre individu[4].

Cette définition, ayant l’avantage de la simplicité, n’aurait pu convenir à Karl Marx. Il a repris la définition de Ricardo, mais au mot de travail, il a ajouté celui de « force de travail », ce qui, aux yeux admiratifs d’Engels, constitue sa grande découverte[5]. Toutefois, il n’emploie pas toujours ce mot complémentaire.

Pour établir sa démonstration, Karl Marx part d’une vérité arithmétique élémentaire : deux quantités égales à une troisième sont égales entre elles.

Mais on va voir comment cette vérité se déforme dans la dialectique de Karl Marx.
« Une quantité donnée de froment, dit-il, est égale à une quantité quelconque de fer.
Il existe entre eux quelque chose de commun ; les deux objets sont égaux à un troisième qui, par lui-même, n’est ni l’un ni l’autre. Chacun des deux doit être réductible au troisième, indépendamment de l’autre. » (Le Capital, t. I, ch. 1er).
Dans le troc, ces deux objets sont égaux au désir réciproque des deux possesseurs de les échanger et à la mesure de ce désir. Quand la monnaie sert de commun dénominateur à l’échange, c’est à telle et telle quantité de monnaie que ces deux quantités sont égales. Karl Marx ne saurait tenir compte des faits qui aboutissent à cette conclusion. Il suppose que cette troisième quantité est la quantité mystérieuse de travail incorporée dans le froment et dans le fer.
La grande découverte de Karl Marx est accomplie :
« La valeur d’une marchandise est déterminée par le quantum de travail matérialisé en elle, par le temps socialement nécessaire à sa production. » (T. I, ch. VII, §2).
M. Paul Lafargue dira plus tard « Marx prouve que la quantité de travail incorporé dans une marchandise constitue sa valeur ». M. Paul Lafargue prouve, lui, qu’il confond une affirmation et une preuve
Pour Karl Marx, la valeur ne saurait être le rapport entre le désir et le besoin de deux individus. Il déclare que la « valeur n’existe que dans un objet ». Cependant la force de travail n’est pas un objet ; c’est l’expression d’un effort qui peut même rester sans résultat. Pour répondre à cette observation, Karl Marx déclare que « l’homme est lui-même un objet, en tant que simple existence de force de travail ». (T. 1, ch. VIII). Puis Karl Marx nous affirme que « la valeur d’un article veut dire non sa valeur individuelle, mais sa valeur sociale ». (T. I, ch. XII). La valeur est un rapport humain : et un objet n’a de valeur que lorsqu’il est approprié par un homme. Si c’est là ce qu’a voulu dire Karl Marx, nous sommes d’accord. Mais Karl Marx va plus loin quand il donne sa définition de la valeur
« La valeur n’est autre chose qu’une manière sociale particulière de compter le travail employé dans la production d’un objet. » (T. I, ch. I, p. 32)
Sans être très exigeant, on peut trouver que cette définition manque de clarté ; qu’elle contient des mots vagues comme celui de « manière » complété par les deux épithètes « sociale particulière » ; que la pratique des marchés qui se font tous les jours n’indique pas que la valeur est une manière quelconque de compter le travail. C’est le rapport entre le désir de l’acheteur et le besoin du vendeur qu’exprime le mot valeur. Mais celui qui se permet ces observations est « un ignare, un idiot, un être méprisable, vendu au capital » ; car Karl Marx a eu soin de nous prévenir de l’importance de cette conception de la valeur :
« La découverte de la nature de la valeur marque une époque dans l’histoire du développement de l’humanité. » (T. I, ch. I, p. 29)
Un ironiste pourrait dire que cette phrase n’est point une preuve de l’orgueil de Karl Marx, car cette invention, fausse d’ailleurs, est due à Ricardo ; mais Karl Marx se l’attribue.


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Yves Guyot et Institut Coppet

Zemmour & Naulleau - Emission du 21 Février 2018

21 février 2018
Paris première